La CGT dénonce la récente réforme de la profession infirmière, votée par le Sénat, comme un « virage forcé » qui risque d’aggraver les difficultés actuelles. Le texte élargit les responsabilités des infirmier·e·s sans définir clairement les moyens alloués, la reconnaissance salariale ou l’impact sur les autres métiers (notamment les aides-soignants).
Plutôt que de répondre aux revendications des professionnel·le·s, cette réforme apparaît comme une stratégie de transfert de tâches face à la pénurie médicale. La CGT alerte : sans effectifs, ni moyens, ni reconnaissance, cette réforme pourrait accélérer la fuite des soignants.
La fédération portera, dès le 23 juin, l’exigence d’un cadre de négociation national sur les rémunérations et les conditions de travail.
Parallèlement, la réforme de la formation est critiquée : le transfert de la diplomation vers les universités menace l’unicité de la formation infirmière sur le territoire. La CGT s’inquiète également de l’avenir des IFSI et des formateurs.
Enfin, elle rappelle que les futures discussions budgétaires (PLFSS) devront intégrer des moyens concrets, et non de simples injonctions à « faire plus avec moins ».

